L’Islam dans la Russie moderne
L’article suivant est un résumé d’un article paru dans le magazine Russe “Ogonyok”. Il fait partie d’une série de textes sur les Russes qui se convertissent à l’Islam.
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La mode pour l’Islam s’est propagée depuis l’Europe et les Etats-Unis vers la Russie. Dans les rangs de nos Musulmans russes, on trouve de tout, des nationalistes radicaux aux membres de l’intelligentsia libérale.
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Une récente étude sociologique a montré que l’Islam était devenu la religion la plus dynamique du monde. Aux Etats-Unis, par exemple, des millions d’Afro-américains dont les ancêtres ne savaient rien du Prophète Muhammad ont pris le nom de “Nation of Islam” alors qu’en Allemagne, la communauté Musulmane Allemande indigène compte des centaines de milliers d’individus. Le phénomène remarquable d’Euro Islam a pris pied. La tendance récente pour l’Islam ressemble à la mode Hippy pour le Bouddhisme ou le Krishnaïsme des années 60 et des années 70.
Cette culture exotique avec ses pratiques culturelle a grande allure, spécialement lorsque ses adeptes sont vos compatriotes et peuvent vous en parler dans votre propre langage. Tôt ou tard, l’Euro Islam sera prêché dans nos terres – et très probablement nous l’accepterons comme ultime grande mode européenne dans le style “ethno techno”. Aujourd’hui, nous pouvons déjà parler de la façon dont notre propre “Islam Russe” s’établit lui-même comme un phénomène culturel.
La majorité des Musulmans Russes est composé des filles Russes qui se marient avec des Musulmans. En règle générale, avant leur mariage, elles sont indifférentes vis-à-vis de la Religion et ont donc accepté la foi de leurs maris sans grande difficulté. D’ailleurs, “l’Islam Traditionnel” en Russie est très libéral et n’exige pas le rejet des modes de vie habituels. Le second groupe significatif de Musulmans Russes est constitué de nationalistes radicaux. Ils en viennent à adorer Allah par deux voies, leur extrémisme politique et leur pensée religieuse antisémite.
Par exemple, au sein du Parti National Bolchevique de Eduard Limonov, trente combattants ont déjà embrassé l’Islam. Ils disent que le leader du BNP n’est lui-même pas loin de se convertir officiellement à l’Islam. Moins engagés dans les luttes politiques sont les adeptes de l’Organisation Nationale des Musulmans Russes dont certains ont adopté la foi du Prophète par rejet de la Chrétienté Judaïque et après avoir traversé les labyrinthes du néo-paganisme Slave. Comme c’est caractéristique des néophytes, les Musulmans Russes radicaux essaient de suivre leur nouvelle religion avec un engagement total, des “jama`aat Wahabies” avec 200 cent adhérents Russes ayant déjà été crées.
Pour finir, le plus petit groupe mais le plus saisissant des groupes Musulmans Russes est constitué de membres libéraux de l’intelligentsia qui ont rejeté le Christianisme à un age mature et même sous l’influence d’idées libérales. Mentionnons d’abord Vyacheslav Polosin, l’ancien archiprêtre de l’Eglise Orthodoxe Russe qui pris le Musulman de `Alî. Sa sensationnelle conversion a attiré l’intention de l’intelligentsia Russe sur l’Islam. Poète, orientalistes, artistes sont plus attirés par les “Tariqas” Sufies, la “Ni`matullahi” ou la “Tijaniyyah”.
Si ceux qui qualifient notre époque de “post chrétienne” ont raison, alors les intellectuels et les politiciens devraient garder un oeil ouvert sur l’Islam Russe. Et le principal enjeu est de comprendre comment le construire de telle sorte que les Russes, enclins au sacrifice, ne se prennent pas pour leurs propres “guides et leaders”, comme de “nouveaux talibans”…
Les Califes
“La prophétie restera parmi vous autant qu’Allah le souhaitera, puis Allah y mettra un terme quand il voudra. Il y aura alors le Califat suivant la voie Prophétique, qui restera parmi vous autant qu’Allah le souhaitera, puis Allah y mettra un terme quand il voudra. Puis viendra la royauté rude qui restera parmi vous autant qu’Allah le souhaitera, puis Allah y mettra un terme quand il voudra. Puis viendra la royauté tyrannique qui restera parmi vous autant qu’Allah le souhaitera, puis Allah y mettra un terme quand il voudra. Puis viendra alors le Califat suivant la voie prophétique “. Puis le Prophète se tut. [Rapporté par l'Imam Ahmad, d'après An-Nu`'man Ibn Bashir]
Les Califes Bien Guidés [632-661 EC/11-40 AH] :
Abu Bakr As-Siddiq [632-34]
`Umar Ibn Al-Khattab [634-44]
` Uthman Ibn Affan [644-56]
`Ali Ibn Abi-Talib [656-661]
Al-Hassan Ibn `Ali [661-661]
Les Califes Umayyades [661-750 EC/41-132 AH]
Mu`awiah Ibn Abi-Sufyan [661-80]
Yazid Ibn Mu`awiah [680-83]
Mu`awiah Ibn Yazid [683-83]
Abdullah Ibn Zubayr [683-92]
Marwan Ibn Hakim [683-92]
`Abdil-Malik Ibn Marwan [692-705]
Al-Walid Ibn `Abdil-Malik [705-15]
Sulaiman Ibn `Abdil-Malik [715-17]
`Umar Ibn `Abdil-Aziz [717-720]
Yazid Ibn `Abdil-Malik [720-24]
Hisham Ibn `Abdil-Malik [724-43]
Al-Walid Ibn Yazid Ibn `Abdil-Malik [743-44]
Ibrahim Ibn Al-Walid [744-44]
Marwan [Al-Himar] Ibn Muhammad [744-50]
Les Califes Abbassîdes [750-1517 EC/132-932 AH]
Abul-`Abbas As-Saffah [750-54]
Abu Ja`far Al-Mansur [754-75]
Al-Mahdi [775-85]
Al-Hadi [785-86]
Hârûn Ar-Rashid [786-809]
Al-Amin [809-813]
Al-Ma’mun [813-33]
Al-Mu`tasim Billah [833-42]
Al-Wathiq Billah [842-47]
Al-Mutawakkil `Ala Allah [847-61]
Al-Muntasir Billah [861-62]
Al-Musta`in Billah [862-66]
Al-Mu`tazz Billah [866-69]
Al-Muhtadi Billah [869-70]
Al-Mu`tamid ‘Alallah [870-92]
Al-Mu`tadid Billah [892-902]
Al-Muktafi Billah [902-08]
Al-Muqtadir Billah [908-33]
Al Qahir Billah [933-34]
Ar-Radhi Billah [934-40]
Al-Muttaqi Lillah [940-44]
Al-Mustakfi Billah [944-45]
Al-Muti Lillah [945-74]
At-Ta`i Lillah [974-91]
Al-Qadir Billah [991-1031]
Al-Qa’im Bi-Amrillah [1031-74]
Al-Muqtadi Bi-Amrillah [1074-94]
Al-Mustazhir Billah [1094-1118]
Al-Mustarshid Billah [1118-35]
Ar-Rashid Billah [1135-36]
Al-Muqtafi Li-Amrillah [1136-60]
Al-Mustanjid Billah [1160-70]
Al-Mustadhi Bi-Amrillah [1170-79]
An-Nasir Li-Dinillah [1179-1225]
Az-Zahir Bi-Amrillah [1225-26]
Al-Mustansir Billah [1226-42]
Al-Musta’sim Billah [1242-58]
Sultan Sayfuddin Qutuz [1258-1261]
Al-Mustansir Billah [1261-62]
Al-Hakim Bi-Amrillah I [1262-1301]
Al-Mustakfi Billah, I [1301-1339]
Al-Wathiq Billah, I [1339-41]
Al-Hakim Bi-Amrillah, II [1341-52]
Al-Mu`tadhid Billah, I [1352-62]
Al-Mutakwakkil `Ala Allah, I [Premier règne] [1362-77]
Al-Mustasim, I [premier règne] [1377-77]
Al-Mutakwakkil `Ala Allah, I [Second règne] [1377-83]
Al-Wathiq Billah, II [1383-86]
Al-Musta`sim Billah, I [Second règne] [1386-89]
Al-Mutakwakkil ‘Alallah, I [Troisième règne] [1389-1406]
Al-Must’in Billah [1406-30]
Al-Mu`tadhid Billah, II [1430-41]
Al-Mustakfi Billah, II [1441-50]
Al-Qa’im Bi-Amrillah [1450-59]
Al-Mustanjid Billah [1459-79]
Al-Mutawakkil `Ala Allah, II [1479-97]
Al-Mustansik Billah [Premier règne] [1497-1508]
Al-Mutawakkil `Ala Allah, III [Premier règne] [1508-1516]
Al-Mustansik Billah [2nd Reign] [1516-17]
Al-Mutawakkil `Ala Allah, III [Second règne] [1517-17]
Califes Ottomans [1517-1924 CE/923-1349 AH]
Salîm, I [1517-20]
Sulayman, II [1520-66]
Saleem, II [1566-74]
Murad, III [1574-95]
Mehmet, III [1595-1603]
Ahmad,I [1603-17]
Mustafa,I [Premier règne] [1617-18]
`Uthman,II [1618-22]
Mustafa,I [Second règne] [1622-23]
Murad, IV [1623-40]
Ibrahim, I [1640-48]
Mehmet, IV [1648-87]
Sulyman, II [1687-91]
Ahmad, II [1691-95]
Mustafa, II [1695-1703]
Ahmad, III [1703-30]
Mahmud, II [1730-54]
`Uthman, III [1754-57]
Mustafa, III [1757-73]
`Abdul-Hamîd, I [1773-89]
Salîm, III [1789-1807]
Mustafa, IV [1807-08]
Mahmud, II [1808-39]
`Abdul-Majîd [1839-61]
`Abdul-`Azîz [1861-76]
Murad, V [1876-76]
`Abdul-Hamîd, II [1876-1909]
Mehmet, V [1909-18]
Mehmet, VI [1918-22]
`Abdul-Majîd, II [1922-24]
Après avoir été le système politique de la Ummah durant plus de 1400 ans, le Califat est abolit le 3 mars 1924 par Mustafa Kemal [Atatürk].
Ainsi finissent les empires
Répondant à l’appel du Pape Urbain II à Clermont Ferrand en 1095, les chevaliers Chrétiens de la Première Croisade chevauchèrent pour la Terre Sainte. En 1099, Jérusalem fut prise. En tant que port en Palestine, les croisés choisirent de s’installer à Acre, sur la Méditerranée.
Là, ils construisirent un énorme château, qui fut occupé par Salah-ad-Dîn en 1187 mais repris par la suite par Richard Cœur de Lion en 1191. Acre devin la capitale du Royaume de Jérusalem et la citadelle de l’Etat Croisé qui tomba entre les mains des Mameluks après un siège sanguinaire en 1291. Les Chrétiens qui y restèrent furent massacrés.
Les ruines d’Acre sont devenues une attraction touristique.
Quiconque a visité cet avant poste de la chrétienté en Terre Sainte avant que le Général Allenby marche sur Jérusalem en 1917 ne peut pas – au vu de l’imposante ambassade américaine qui s’élève à Baghdâd – ne pas penser à Acre.

Avec un coût de 600 millions de dollars, des murs capables de résister aux tirs de mortiers et de roquettes une capacité d’accueil de 1 000 américains, cette éléphantesque ambassade, la plus grande du monde, se terrera sur les rives du Tigre, dans la Zone Verte.
Mais dans une décennie, l’ambassadeur des Etats-Unis occupera-il toujours ce complexe impérial? Ou finira t-il comme les ruines d’Acre?
Les rangs Républicains du Capitole Hill [nom donné au Congrès Américain] se dispersent. Cela commença avec Richard Lugar, Sénateur, après qu’un autre sénateur se soit élevé pour réclamer une réduction des troupes américaines et une solution diplomatique à la guerre.
Mais cela n’est pas crédible. Comment les diplomates américains peuvent-ils gagner à une table de conférence ce que 150 000 soldats américains n’ont pas pu assurer sur le champ de bataille?
Bien qu’Henry Kissinger ait été un avocat de cette guerre inutile, il n’a pas nécessairement tort lorsqu’il met en garde contre une “calamité géopolitique”. Ryan Crocker, l’envoyé américain en Irak, n’a pas nécessairement tort non plus lorsqu’il dit qu’un retrait américain pourrait être la fin de la guerre américaine mais le début de guerres sanguinaires en Irak et à travers la région.
Le Ministre des Affaires Etrangères Irakien Hoshyar Zebari avait aussi mit en garde contre les dangers d’un retrait rapide : “Les dangers vont de la guerre civile pour diviser le pays à une guerre régionale…Le danger est énorme. Jusqu’à ce que les forces irakiennes et les institutions soient prêtes, il est de la responsabilité des américains et des autres pays de se tenir aux côtés du gouvernement irakien et du peuple irakien afin de les aider à construire leurs capacités”.
En encourageant le redéploiement de forces américaines hors d’Irak, Lugar énumère quatre buts stratégiques. Empêcher la création d’une zone sûre pour les terroristes. Empêcher qu’une guerre sectaire ne se répande au Moyen-Orient. Empêcher la domination iranienne dans la région. Limiter la perte de crédibilité de l’Amérique dans la région et à travers le monde, conséquence d’un ‘échec dans sa mission en Irak.
Mais comment une réduction de la puissance militaire américaine en Irak peut-elle aider à l’atteinte de ces buts?
Les critiques de la guerre comme le Général William Odom affirment que la guerre est déjà perdue et que continuer le combat ne mènera qu’à saigner une peu plus le pays et à rendre le prix final plus élevé. Mais nous devons regarder d’un œil averti ce que peuvent être ces pertes.
Il est certain que [dans un avenir proche] le gouvernement échouera et ceux que nous laisserons derrière nous subiront le sort de nos amis Cambodgiens et Vietnamiens en 1975. Quand les bridages de combat américaines se retireront, les “contractors”, les travailleurs [qui aident l'Amérique] et les diplomates laissés derrière seront plus vulnérables aux assassinats et aux kidnappings. Il pourrait y avoir une ruée vers la sortie et un terminus “Saigon” dans la Zone Verte.
La guerre civile s’amplifiera sûrement lorsque nous partirons, avec l’Iran aidant ses alliés Shiites et le pays Sunnites aidant les Sunnites. Une dislocation du pays semble certaine. Al-Qaïda clamera qu’il a expulsé la super-puissance américaine d’Irak et utilisera les leçons apprises en Jordanie, en Arabie Saoudite et dans les pays du Golfe. Les Turcs, avec une armée déjà présente à la frontière, entreront [en Irak] pour sécuriser leurs intérêts en empêchant les Kurdes du PKK d’opérer depuis l’Irak et s’assureront qu’il n’y aura pas de Kurdistan indépendant. Que fera alors l’Amérique?
Quant à ce pays, le débat sur la responsabilité dans la plus grande débâcle stratégique de l’histoire américaine sera empoisonné.
Avec une défaite américaine en Irak, le prestige américain sera plombé dans la région. Qui comptera sur un engagement des américains pour assurer sa sécurité? Comme les anglais et les français avant nous, nous nous serons renvoyés [où nous rentrerons] chez nous depuis le Proche Orient.
Nous sommes sur le point d’être témoins de la manière dont les empires finissent.
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