Al-`Izz Ibn `Abdus-Salām – Sultan des `Ulamā’

novembre 6, 2007 at 11:37 (Histoire) (, , , , , )

Al-`Izz Ibn `Abdus-Salām – Sultan des `Ulamā’

Le gouverneur Ayyūbide d’Egypte, Najmud-Dīn Ayyūb était connu pour sa personnalité austère et impressionnante bien qu’il fut en même temps très décent et modeste. Il est rapporté que même ses princes n’osaient lui parler [par crainte] à moins qu’il ne les y ait invités.

Durant une des fêtes de l’ `Id, le Sultan dirigea les grandes festivités, entouré de ses gardes et de beaucoup de personnalités alors que les princes passaient pour le saluer avec une grande révérence. En cette grande occasion, notre héro al-`Izz Ibn `Abdus Salām se rappela qu’il y avait certaines échoppes qui vendaient publiquement du vin dans cet Etat Islamique. Il se rendit en secret chez le Sultan et s’adressa à lui : “O Ayyūb! Quelle sera ta réponse à Allāh lorsqu’Il te dira, le Jour du Jugement ‘Ne t’ai-je pas donné la souveraineté sur l’Egypte et tu y a autorisé les boissons enivrantes?’ Le Sultan surpris, demanda “Cela est-il vraiment arrivé?” al-`Izz répondit : “Oui, telle et telle échoppe vend du vin et d’autres choses illicites alors que tu te complais dans le luxe, dans ton royaume.” Le Sultan répondit :”Cela n’est pas de mon fait. Il en est ainsi depuis l’époque de mon père.” Notre héro demanda : “Es-tu de ceux dont le Qur’ān rapporte qu’ils ont dit : “Nous avons trouvé nos pères sur cette voie et nous les avons suivis?”

Le Sultan publia immédiatement un décret pour que soient fermées les échoppes qui vendaient du vin.

Plus tard, un étudiant de notre maitre, al-Bajī, lui demanda : “Comment vous êtes vous senti, maître?” “Mon fils”, répondit-il “je l’ai vu [le Sultan] dans cette état de solennité. Alors j’ai voulu l’humilier de peur qu’il ne devienne vain et j’ai voulu l’heurter [religieusement]” Al-Bajī demanda : “N’avez-vous pas, maître, eu peur de lui?” “Par Allāh mon fils j’ai été rempli de crainte envers Allāh le Tout Puissant, et le Sultan est apparu à mes yeux comme un chat.”

 

 

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 Style architéctural Mamlûk, Mosquée du Caire

 

Mais qui était al-`Izz Ibn `Abdus Salām qui osa s’adresser ainsi à un roi redouté et puissant?

Notre héro est né en l’an 577 ou 578 de l’Hégire, à Damas, dans une famille pauvre. Jeune homme, il avait l’habitude de vivre dans un endroit mis a disposition des étudiants pauvres, à côté de la Mosquée de Damas. En raison de sa diligence et de son intelligence, voilà ce qu’il dit : “Je n’ai jamais eu besoin de finir mes études avec un professeur. Dès que nous arrivions à la moitié, mon professeur me disait ‘tu as digéré le sujet. Tu n’as plus besoin de moi et tu peux te débrouiller par toi-même pour le finir.’ Mais je ne voulais pas quitter mes professeurs jusqu’à ce que j’aie achevé d’étudier le cours en question dans ce champ du savoir.’ Sa soif d’apprendre fit qu’il ne fut pas satisfait de l’instruction obtenue auprès des savants de Damas. Il partit pour Baghdād en 597 [à l'age de 20 ans] afin d’apprendre auprès des savants de cette ville. Il est rapporté que même à l’age de 60 ans, alors qu’il était devenu un savant très connu, il n’hésitait pas à fréquenter des cercles d’études conduits par certains savants égyptiens réputés du Caire.

Naturellement, notre héro n’a pas gardé son savoir pour lui-même et il a participé aux cercles des savants de son temps. Il a enseigné aussi bien dans les écoles de Damas que dans celles du Caire alors que sur la fin, il passa les vingt dernières années de sa vie à donner des avis religieux, parfois en contradiction avec les positions officielles. Un exemple de cela : sa position sur le Qur’ān [parole d'Allāh] qui contredisait celle du Sultan de Damas, al-Ashrāf Mūsā Ibn Al-`Adīl. Cela amena le Sultan à publier un décret interdisant à notre maître de donner des avis religieux et des verdicts ainsi que sa mise en confinement en résidence. La réponse d’al-`Izz au ministre qui lui fit part du décret fut une expression de gratitude envers le Sultan qu’il l’avait relevé de cette tâche difficile et qui lui avait donné l’opportunité d’être libre de se concentrer un peu plus sur ses études et sur ses dévotions.

Aussi bien en Syrie qu’en Egypte, notre héro délivra des sermons dans les principales mosquées. C’est dans la mosquée de Damas qu’il dénonça l’alliance du Sultan et la coalition avec les ennemis de la foi contre son propre frère. Et à Damas, notre héro défia les autorités en donnant un avis religieux interdisant aux gens de vendre des armes aux croisés qui étaient des alliés du Sultan al-Salīh Isma`īl. Cela provoqua l’ire du Sultan sur notre héro qui fut donc emprisonné.

Après sa libération en 639 de l’Hégire, al-`Izz Ibn `Abdus Salām partit pour l’Egypte ou il fut chaleureusement accueilli par le roi Najmud-Dīn Ayyūb et fut nommé Juge, puis Juge en Chef et Khatīb [en charge du sermon] dans la mosquée principale du pays. C’est à ce poste de Juge en Chef en Egypte que notre héro défia les autorités avec les actes les plus audacieux de sa vie. Le premier acte fut la vente publique des princes Mamlūks au pouvoir.

L’histoire nous rapporte qu’après sa nomination en tant que Juge en Chef, il notifia que les princes Mamlūks [qui à l'origine furent achetés par le Sultan Najmud-Dīn Ayyūb avec les deniers du Trésor Public] agissaient comme des hommes libres dans des transactions non autorisée par la loi pour des hommes de leur statut [Les Mamlūks étant à l'origine des esclaves qui devinrent par la suite des dignitaires et des commandants militaires]. Al-`Izz ne voulait pas valider ces transactions. Quand ils lui en parlèrent, il souligna qu’ils devaient être vendus et le fruit de leur vente devait revenir au Trésor Public, ce qui pourrait les rendre officiellement libres. Ce n’est qu’après cela que leurs transactions pourraient être valides. Naturellement, cette idée fit enrager princes et commandants de l’armée. Lorsque le Sultan entendit parler de cela, il fit remarquer que cela ne relevait pas des affaires du Juge en Chef. Notre maître démissionna de son poste et s’apprêta à quitter le pays. Mais des milliers de personnes issues de toutes les strates de la société égyptienne le suivirent dans une immense marche qui força le Sultan à s’excuser auprès de lui et à lui demander de reprendre son poste.

Al-`Izz accepta de reprendre son poste à condition que le décret religieux concernant les princes soit mis en application. Le Sultan accepta. Cependant, les princes Mamlūks, furieux, tentèrent d’assassiner notre héro mais par la grâce d’Allāh, leur chef fut frappé de terreur lorsqu’il leva l’épée pour frapper al-`Izz. Il fut “hypnotisé” par ce vieil homme sans défense qui lui faisait courageusement face et l’épée se laissa tomber de ses mains. Le chef auxiliaire pleura et lui demanda pardon puis l’enchère commença [une enchère unique dans l'histoire, ou des princes Mamlūks au pouvoir furent vendus en public].

Pour cet acte audacieux, notre héro, mort en 660 de l’Hégire, sera toujours présent dans nos souvenirs. Mais ce n’est qu’un des très nombreux exemples de la contribution al-`Izz Ibn `Abdus-Salām à l’histoire de l’héroïsme Islamique.

Texte original [anglais]

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La Bataille de `Ayn Jalūt , un tournant dans l’histoire.

novembre 2, 2007 at 12:44 (Histoire) (, , , , , , )

La Bataille de `Ayn Jalūt , un tournant dans l’histoire.

Par Muhammad al-Halabī

Au septième siècle de l’Hégire, les Tatars lancèrent un de leurs plus grands assauts sur la terre du Califat Islamique qui s’acheva par la chute de la Capitale du Califat, Bagdād, le meurtre de son Calife et l’occupation de ¾ des terres Musulmanes. A ce moment là, un des plus grands leaders de l’histoire Islamique émergea. Il redonna la fierté à cette religion et secourut la Ummah. Ce fut l’une des batailles les plus décisives de l’histoire. Ce leader était le “Roi Victorieux”, Mahmūd Sayfud-Dīn Qutuz et la bataille fut celle de `Ayn Jalūt.

L’invasion tatare :

Les Tatars commencèrent à pénétrer les terres Musulmanes vers la fin de l’année 656 de l’Hégire. Lorsque le Calife, Abū Ahmad al-Mu`Tasim Billāh commença à préparer son armée à faire face à l’invasion, son ministre, “al-`Alqamī” le trompa en le convainquant de faire la paix avec les envahisseurs. Al-`Alqamī, un non Arabe Shiite, entretenait une correspondance secrète avec les Tatars, leurs promettant de stopper toute résistance contre eux s’ils le nommaient Calife et lui permettaient d’établir son propre état Shiite à Bagdād.

 

 

 

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 Miniature représentant le Sultan Sayfu Dīn Qutuz.

 

Lorsque al-`Alqamī eut trompé le Commandant des Croyants et lui fit croire qu’un accord de paix avait été conclu avec les Tatars, al-Mu`Tassim parti avec ses ministres, les savants et les dignitaires de Bagdād à la rencontre du chef des Tatars qui les tua tous, occupa Bagdād et viola l’honneur de ses habitants Musulmans d’une manière infâme.

Le traître al-`Alqamī ne put cependant achever son rêve, parce que les Tatars qui savaient que la personne qui avait trahi son dirigeant n’épargnerait pas son ennemi, le tuèrent aussi.

Après la prise de Bagdād, les Musulmans subirent un grand nombre de défaites et de nombreuses autres cités furent prises. Les Tatars, après la prise de l’intégralité de l’Irāq, commencèrent la destruction de la terre du Shām [Liban, Palestine, Syrie, Jordanie, une partie de l'Iraq et de la Syrie], se vengeant ainsi des habitants de ces pays qui avaient refusé de se soumettre.

Avec la chute de Damas, les Tatars se dirigèrent vers l’Egypte et le Maroc, en ces temps, dernières citadelles Musulmanes sur la surface de la terre, dont la prise, si elle avait eu lieu, aurait porté un coup à la Ummah Islamique entière.

Après cela, le chef des Tatars, “Katabgha”, envoya une lettre pleine de menaces au gouverneur de l’Egypte : “Nous avons détruit la terre, fait des enfants des orphelins, torturé les gens et nous les avons massacrés. Nous avons violé leur honneur et fait de leur leader un captif. Pensez-vous que vous pourrez nous échapper? Dans peu de temps, vous saurez ce qui vous attend…”

En dépit de la faiblesse linguistique de la lettre Tatare, elle eut un grand effet sur les Musulmans à cause de leur faiblesse et de leur état moral.

Notre Emir, Qutuz, qui a grandi avec les enseignements du Prophète, eut une réponse différente de celle des autres leaders Musulmans : il tua les membres de la délégation Tatare et laissa leurs corps suspendus dans la capitale, relevant d’un côté, l’esprit de ses soldats et des gens et brisant de l’autre côté, celui de l’armée ennemie, de ses espions et de ceux qui lui sont loyaux. Il a agit en accord avec ce vers de poésie :

“L’épée parle plus fort que les livres. Sa pointe distingue ce qui est grave des jeux d’enfants.”

Lorsque la réponse de Qutuz parvint aux Tatars via leurs espions en Egypte, ils réalisèrent qu’ils étaient en face d’un autre type de leaders, auquel ils n’avaient jamais eu affaire auparavant.

S’ils avaient étudié l’histoire, ils auraient noté que notre leader victorieux avait imité l’exemple de Harūn al-Rashīd et sa réponse aux leader Romain “Nakfūr” [Nicéphore] ainsi que celle d’al-Mu`tassim au gouverneur d’al-Muriya et ils auraient ainsi évité la confrontation.

La préparation de la bataille :

Qutuz n’a pas négligé le fait qu’une telle réponse entraînerait une guerre sévère et brutale contre lui et son peuple, réponse à laquelle ils devaient se préparer.

Il prépara donc d’abord son peuple avec les armes de la croyance et de l’unité avant de les préparer avec les armes d’acier. Pour réaliser l’unité, il demanda aux leaders et Emirs Mamlūks, à l’époque dispersés, comme “Bībirs al-Bandakarī” de mettre en sourdine leurs disputes et de s’unir pour défaire l’ennemi principal, l’ennemi de l’Islām.

Qutuz, conscient du rôle important que jouaient les savants et de leur influence sur les masses, rechercha leur aide et leur soutien, leur demandant d’invoquer Allah pour la victoire et d’enjoindre au gens de se tenir debout pour leur religion. Il fit de ces savants des proches confidents et des conseillers.

Parmi les savants ayant apporté une pierre importante à cet édifice, mentionnons le plus renommé d’entre eux, le “Sultan des Savants”, al-`Izz Ibn `Abdus Salām. Qutuz lui demanda un décret religieux [Fatwa] l’autorisant à imposer plus de taxes aux gens afin d’équiper l’armée Musulmane. Le savant, honnête, dit clairement au gouverneur qu’il ne pouvait imposer de nouveaux impôts, à moins que la richesse personnelle du gouverneur, de ses collaborateurs et des siens soit totalement épuisée. Al-`Izz exigea aussi la vente des chefs Mamlūks de l’armée parce qu’ils n’étaient légalement pas affranchis de leur statut d’esclaves.

L’agent nécessaire fut obtenu sans imposer de taxes supplémentaires aux gens, qui, témoins de la complète soumission de leur leader aux Lois d’Allāh – comme illustré par le savant sincère – revinrent à la réalité, devinrent convaincus de la légitimité de leur leader et prirent conscience de leur devoir de mener le Jihad et de se sacrifier pour la Cause d’Allah afin d’empêcher les envahisseurs d’occuper la terre Musulmane.

Le déroulement de la bataille :

Observant les dires du Messager d’Allāh “les gens qui seront attaqués au milieu de leurs terres [c'est-à-dire qui sont sur la défensive] seront déshonorés”, Qutuz ordonna à son armée de faire mouvement à la rencontre de l’ennemi. Il envoya aussi un bataillon d’éclairage – avec à sa tête Bībirs, – vers Gaza en Palestine, ou il affronta une partie de l’armée Tatare dans de petites escarmouches d’où il sortit vainqueur, couvrant ainsi le mouvement de l’armée principale conduite par Qutuz qui arriva finalement près de la côte palestinienne, ou les croisés avaient quelques citadelles. Qutuz mis en garde les croisés et leur fit clairement comprendre qu’il pouvait les briser avant qu’il rencontre les Tatares s’ils ne restaient pas neutres dans cette guerre. Réalisant la véracité de sa menace et voyant la puissance de l’armée Musulmane, les croisés furent forcés à la neutralité d’autant que leur nombre et la faiblesse de leurs armées ne leur auraient pas permis d’affronter les Musulmans.

Lorsque l’armée Musulmane fut proche de l’ennemi, Qutuz, qu’Allāh lui fasse Miséricorde, choisit le champ de bataille dans une vallée entourée de montagnes et il plaça quelques uns de ses soldats sur les montagnes afin de protéger les arrières de l’armée contre un possible acte de traîtrise des croisés, des Tatars voir de l”intérieur.

L’armée Tatare atteignit finalement la zone où commencerait sa fin. Les combats commencèrent et la balance pencha du côté des Tatars. L’aile droite de leur armée déborda l’aile gauche de l’armée Musulmane. Lorsque les Musulmans commencèrent à battre en retraite, Qutuz grimpa sur un rocher, jeta son casque au loin et commença à crier “Wa Islāmah, Wa Islāmah!”, pressant l’armée de rester ferme et de combattre les ennemis d’Allāh. Les chefs de l’armée, frustrés, regardèrent en direction de cette voix pour voir le visage rouge de leur leader, frappant de son épée avec colère, s’infiltrant entre les rangs Tatars et laissant derrière lui des dizaines de cadavres. Le courage de Qutuz stupéfia ses chefs guerriers qui suivirent promptement ses pas, relevant le moral de l’armée Musulmane.

Quelques minutes plus tard, la bataille tourna à l’avantage des Musulmans, jusqu’à ce que l’armée Tatare soit brisée, beaucoup de ses soldats tués ou capturés et que les troupes défaites battent en retraite après que leur chef ait été tué et son fils fait prisonnier. Pas un Tatar n’échappa à la mort ou à la capture car ceux qui s’enfuirent furent massacrés par les habitants du Shām.

Lorsque la nouvelle parvint à la ville de Damas et à ses alentours, les Musulmans se réjouirent et regagnèrent honneur et estime puis commencèrent à attaquer les Tatars. Ils attaquèrent aussi ceux qui soutenaient les Tatars comme certains croisés, les Bātinīs [Shiites `Alawītes] et des Soufis déviants.

Lorsque les Tatars réalisèrent que leur situation dans l’Est de l’Empire Islamique devenait critique et que les Musulmans gagnaient en puissance, ils fuirent vers leurs terres, ce qui facilita à Qutuz la tāche pour libérer le Shām, chose qu’il fit en quelques semaines.

Qutuz remercia les Commandants Musulmans qui avaient aidé à cette victoire en rendant à certains Rois Ayyūbides leurs Etats et en nommant gouverneurs certains de ses commandants les plus braves.

Les raisons de la victoire sont nombreuses :

Si nous regardons de plus près ce qui a amené à cette éclatante victoire, nous voyons que ces raisons n’ont pas changées – et ne changeront pas – depuis la première révélation jusqu’au Jour du Jugement.

La première condition est d’avoir une croyance correcte et des savants légitimes et droits à qui se référer, qui ne craignent ni le dirigeant ni le gouverneur dans la défense de la Religion d’Allāh. Tel était le “Sultan des Savants”, al-`Izz Ibn `Abdus Salām, qu’Allāh lui fasse Miséricorde.

La seconde condition, c’est d’avoir un leader sincère qui lutte pour élever la Parole d’Allāh et pour défendre Sa Religion uniquement pour Sa Face. Tel était le “Roi Victorieux”, Qutuz, qu’Allāh lui fasse Miséricorde.

La troisième et plus importante condition, c’est l’unité des Musulmans sous l’unique et véridique bannière du Tawhīd, partageant le même objectif et la même responsabilité, faisant abstraction des différences mineures qui existent entre eux.

Les bénéfices de la bataille :

Le bénéfice direct de la bataille fut l’affranchissement des Musulmans du règne Tatar et de son credo corrompu, relevant l’esprit et l’estime des Musulmans et répandant le credo pur et correcte qui enseigne le Jihād et interdit paresse et reddition

Avant cette bataille, certains récits rapportent que les femmes Tatares pouvait passer près d’un groupe d’hommes Musulmans et leur ordonner de les attendre jusqu’à ce qu’elles trouvent un couteau pour les tuer et ils devaient suivre leurs ordres, attendant des heures, parfois des jours une personne qui viendrait les tuer! Cependant, après cette victoire, les Musulmans commencèrent à pourchasser les troupes Tatares défaites les tuant ou qu’ils les trouvaient.

Un autre bénéfice majeur fut l’établissement d’un Etat Islamique puissant après qu’il eut été sur le point de disparaître. Cet état demeura durant des siècles, défendant l’Islam et les Musulmans contre toutes les convoitises.

Cette bataille rappela aussi aux Musulmans une norme éternelle : aussi faibles et divisés soient les Musulmans, s’ils reviennent à la Voie pure et droite du Messager d’Allāh et de ses successeurs bien guidés, ils seront victorieux.

Cela montre aussi que, quelque soit le niveau de force et de supériorité que la bannière de l’incrédulité peut atteindre, elle finira par être défaite.

Enfin, c’est un avertissement à ces gouverneurs qui dirigent les Musulmans leur signifiant que leur destin ne sera pas différent de celui de leurs prédécesseurs lorsque leur règne et leur puissance s’éteindront.

Texte original [anglais]

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Musulmans d’Amériques avant Christophe Colomb

octobre 16, 2007 at 10:39 (Histoire) (, , , , , )

Musulmans d’Amériques avant Christophe Colomb

Par le Dr. Youssef Mroueh


De nombreux éléments suggèrent que des Musulmans venus d’Espagne et d’Afrique de l’Ouest ont débarqués en Amérique au moins cinq siècles avant Christophe Colomb. On note par exemple que vers la moitié du dixième siècle durant le règne du Calife Umayyad `Abdur-Rahmān III [929 – 961], des Musulmans originaires d’Afrique naviguèrent vers l’ouest du port espagnole de Delba [Palos], sur “l’océan d’obscurité et de brume”. Ils revinrent après une longue absence avec un important butin venant d’une “terre étrange et curieuse”. Il est évident que des gens d’origine Musulmane sont connus pour avoir accompagné Christophe Colomb et pour avoir suivi des explorateurs espagnols vers le Nouveau Monde

Navire Musulman

La dernière citadelle Musulmane en Espagne, Granada, tomba aux mains des Chrétiens en 1492, juste avant que l’inquisition espagnole soit lancée. Pour échapper aux persécutions, beaucoup de non-chrétiens s’enfuirent ou se convertirent au catholicisme. Au moins deux documents évoquent la présence de Musulmans en Espagne Américaine avant 1550 de l’ère chrétienne. Cela en dépit du fait qu’un décret émis en 1539 par Charles V, Roi d’Espagne, interdit aux petits fils de Musulmans qui avaient été brūlés sur les būchers d’émigrer en Indes occidentales. Ce décret fut ratifié en 1543 et un ordre d’expulsion de tous les Musulmans des territoires d’outre mer espagnols fut ensuite publié. Beaucoup de références relatives à l’arrivée de Musulmans en Amériques existent. En voici un résumé :

Documents historiques : 

1/ Un historien et géographe Musulman, Abū al-Hassan `Alī Ibn al-Hussayn al-Mas`ūdī [871 – 957] a écrit dans son livre “Muruj adh-Dhahad wa Mādīn al-Jawhar [Les Prairies d'or et les carrières de Joyaux] que durant le règne du Calife Musulman d’Espagne `Abdu Allah Ibn Muhammad [888 – 912], un navigateur Musulman, Kashkhash Ibn Sa`īd Ibn Aswad de Cordoba, embarqua de Delba [Palos] en 889, traversa l’Atlantique, atteignit une terre inconnue [Ardhun Majhūla] et revint avec de fabuleux trésors. Sur la carte du monde d’al Mas`ūdī, il y a une surface importante sur l’océan de “l’obscurité et de la brume” [l'Océan Atlantique] auquel il fait référence comme étant un territoire inconnu [Les Amériques].


2/ Un historien Musulman, Abū Bakr Ibn `Umar al-Gutiyya rapporte que durant le règne du Calife Musulman d’Espagne, Hisham II [976 – 1009], un autre navigateur Musulman, Ibn Farrukh de Granada, embarqua de Kadesh [en février 999] pour l’Atlantique, accosta à Gando [Iles des Grandes Canaries], continua vers l’Ouest ou il vit et nomma deux îles, Capraria et Pluitana. Il revint en Espagne en mai 999.

3/ Christophe Colomb embarqua de Palos [Delba], en Espagne. Il accosta à Gomera [Iles des Canaries]. Gomera est un nom Arabe signifiant “petite bande de terre”. Là, il tomba amoureux de Béatrice Bobadilla, la fille du premier Capitaine Général de l’île [le nom de famille Bobadilla dérive du nom Arabe et Musulman "Abū `Abdillah]. Quoi qu’il en soit, il n’était pas facile de méconnaître le clan Bobadilla. Un autre Bobadilla [Francisco] qui plus tard, en tant que Commissaire Royal, enchaîna Christophe Colomb et le transféra de Santo Domingo vers l’Espagne [en Novembre 1500]. La famille Bobadilla était liée à la dynastie Abbadid de Séville [1031 – 1091].
Le 12 octobre 1492, Christophe Colomb accosta sur une petite île des Bahamas appelée “Guanahani” par les autochtones. Renommée “San Salvador” par Christophe Colomb, “Guanahani” vient du Mandinka [langue parlée en Afrique de l'Ouest [Désigne aussi une communauté.] et de mots Arabes transformés. Guana [Ikhwana] signifie “frères” et “Hani” est un nom Arabe. Par conséquent, le nom original de l’île était ” Frères Hani”.

Ferdinand Colomb, le fils de Christophe, écrivit propos des noirs vus par son père au Honduras : “Les gens qui vivent plus loin, à l’Est de Pointe Cavina, jusqu’à Cape Gracios a Dios, sont majoritairement noirs de couleur.” A cette période et dans la même région vivait une tribu de Musulmans autochtones connue sous le nom de “Almamy”. En Mandinka et en Arabe, al-Mamy désigne “l’Imām” ou “al-Imamu”, c’est-à-dire la personne qui dirige la prière et dans certains cas, le chef de la communauté voir un membre de la communauté Imāmite [Shiites Duodécimains].

4/ Un historien et linguiste américain de renom, Léo Weiner de l’Université d’Harvard, dans son livre “l’Afrique et la Découverte de l’Amérique” [1920] écrit que Christophe Colomb était au courant de la présence des Mandinka au sein du Nouveau Monde. Il savait que les Musulmans d’Afrique de l’Ouest s’étaient répandus à travers les Caraïbes, Les territoires Américains du Centre, du Sud et de Nord, y compris le Canada, ou ils commerçaient avec les Indiens Iroquois et Algonquins.


Explorations géographiques :

1/Le célèbre géographe et cartographe al-Sharif al-Idrissī [1099 – 1166] écrivit dans son non moins célèbre livre “Nuzhat al-Mushtaq fi Ikhtiraq al-Afaq”qu’un groupe d’individus [d'Afrique du Nord] embarqua pour “l’océan d’obscurité et de brume” [l'océan Atlantique] depuis Lisbonne [Portugal], dans le but de savoir ce qui s’y trouvait et d’en connaître les limites. Ils atteignirent finalement une île qui avait une population et une agriculture…Le quatrième jour, un interprète leur parla en langue Arabe.

2/ Les ouvrages de référence Musulmans mentionnent une description bien documentée d’un voyage à travers “l’océan d’obscurité et de brume” fait par le Sheikh Zayn al-Dīn `Alī Ibn Fadkīl al-Mazandaranī. Son expédition partit de Tarfay [Sud du Maroc] durant le règne du Roi Abū Ya`qub Sidī Yūssūf [1286 – 1307], sixième de la dynastie Mérinide et s’acheva à l’Ile Verte, dans la Mer des Caraïbes en 1291. Les détails de ce voyage sur l’océan sont mentionnés dans les références Islamiques et beaucoup de savants Musulmans sont au fait de cet événement historique mémorable.

3/ L’historien Musulman Shihab al-Dīn Abū al-`Abbas Ibn Fadhl al-`Umarī [1300 – 1384] a décrit en détail l’exploration géographique par delà la mer d’obscurité et de brume fait par le Sultan dans son fameux livre “Masālik al-Absār fi Mamālik al-Amsār”.

4/ Le Sultan Mansa Kankan Mussa [1312 – 1337] fut le monarque Mandinka de l’Afrique de l’Empire Malien d’Afrique de l’Ouest Islamique. En voyageant à La Mecque durant son fameux pèlerinage de 1324, il informa les savants Mamlūks de la cour de Bahri Sultan [Nasīr al-Dīn Muhammad III, 1309 – 1340] au Caire que son frère, le Sultan Abū Bakrī I [1285 – 1312] a entrepris deux expéditions en Océan Atlantique. N’étant jamais revenu à Tombouctou lors de son second voyage en 1311, Mansa Mussa devint le Sultan de l’empire.

5/ Christophe Colomb et les premiers explorateurs Espagnols et Portugais furent capables de traverser l’Atlantique [soit une distance de 24 000 kilomètres] et remercièrent pour cela les Musulmans pour leurs informations géographiques et maritimes, en particulier les cartes faites par les commerçants Musulmans, y compris al-Mas`ūdī dans son livre “Akhbar az-Zamān “[l'Histoire du Monde] basé sur des éléments recueillis en Afrique et en Asie. Christophe Colomb avait aussi deux Capitaines Musulmans durant son premier voyage transatlantique : Martin Alonso Pinzon était le Capitaine de la Pinta et son frère, Vincente Yanex Pinzon était le Capitaine de la Nina. Il étaient riches, experts en navigation et aidèrent à organiser l’expédition de Christophe Colomb. Ils réparèrent aussi le navire “Santa Maria”. Ils le firent à leur charge [financière] pour des raisons à la fois commerciales et politiques. La Famille Pinzon était liée à Abū-Zayan Muhammad III [1362 – 66], le Sultan Marocain de la dynastie Mérinide [1196 – 1465].


Inscriptions Arabes [Islamiques] : 

1/ Des anthropologues ont prouvé que les Mandinkas, sous les ordres de Mansa Mussa ont exploré diverses parties de l’Amérique du Nord via le Mississippi et d’autres voies navigables. A “Four Corner”, en Arizona, des dessins montrent qu’ils auraient pu y importer des éléphants depuis l’Afrique.

2/ Christophe Colomb a admit dans son papier du lundi 21 octobre 1492, alors que son navire voguait près de Gibara, au Nord Est de la côte Cubaine, qu’il avait vu une mosquée au sommet d’une jolie montagne. Les ruines de mosquées et de minarets avec inscrits dessus des versets du Coran ont été découvertes à Cuba, Mexico, au Texas et au Nevada.

3/ Durant son second voyage, Christophe Colomb s’est entendu dire par les “Indiens de l’Espagnola” [Haïti] que des gens de couleur noire étaient sur l’île avant son arrivée. Pour preuve, ils se présentèrent à Christophe Colomb avec les lances de ces Musulmans Africains. Ces armes étaient constituées d’un métal jaune que les Indiens appelaient Guanine, un mot dérivant de la langue d’Afrique de l’Ouest et signifiant “alliage d’or”. Ce mot se rattache aussi curieusement au mot Arabe “ghinā” qui signifie “richesse”. Christophe Colomb rapporta en Espagne quelques Guanines et les fit analyser. Il apprit qu’elles étaient constituées de 18 parts d’or [56.25%], de 6 parts d’argent [18.75%] et de 8 parts de cuivre [25%], les mêmes proportions que le métal produit dans les boutiques de métaux en Guinée.


4/ En 1498, lors de son troisième voyage vers le Nouveau Monde, Christophe Colomb accosta à Trinidad. Plus tard, sur le Continent Sud Américain, il vit que dans certains clans, les indigènes portaient des foulards colorés de coton, avec des motifs symétriquement tissés. Christophe Colomb nota que ces foulards ressemblaient aux coiffes et aux pagnes de Guinée dans leurs couleurs, leur style et leur fonction. Il y fit référence en parlant de “Almayzars”. Almayzars est un mot Arabe signifiant “couverture”, “tablier”, “jupe”, portés par les Maures [Musulmans Espagnols ou Nord-africains] et importés au Maroc, en Espagne et au Portugal depuis l’Afrique de l’Ouest [Guinée]


Durant ce voyage, Christophe Colomb fut surpris de voir que les femmes mariées portaient des culottes de coton [bragas] et se demanda d’où ces femmes tenaient leur pudeur. Hernando Cortez, un conquérant espagnol décrivit les tenues des femmes indiennes comme faites de longs voiles et celles des hommes comme étant à la manière des Maures. Ferdinand Colomb, fit remarquer que ces habits étaient similaires à ceux portés par les femmes Maures de Grenade.

5/ Dr. Barry Fell (Harvard University) a découvert l’existence d’écoles Islamiques dans la Vallée du Feu et dans d’autres endroits encore, datant de 700/800 de l’ère chrétienne. Il a trouvé des textes gravés dans la roche, des diagrammes et des dessins représentant les derniers fragments vivants de ce qui fut un système d’écoles élémentaires et de niveau supérieur. Le langage utilisé est l’Arabe d’Afrique du Nord avec le vieux script de Kufa. Les sujets portent sur l’écriture, la lecture, l’arithmétique, la Religion, l’Histoire, la géographie, les mathématiques, l’astronomie et la navigation maritime.

Les descendants des explorateurs Musulmans d’Amérique du Nord sont des Iroquois, Algonquin, Anasazi, Hohokam et Olmec. Il y a aux Etats-Unis (484) et au Canada (81), 565 noms de lieux (villages, villes, montagnes, lacs, rivières…) qui dérivent de mots Arabes ou Musulmans. Ces lieux ont été ainsi nommés par les habitants de la période pré-Colombienne. Certains de ces lieux ont un nom lié a une symbolique sacrée : : Mecca (Indiana) – 720 habitants, Makkah Tribu Indienne (Washington), Medina (Idaho) – 2100 H, Medina (NY) – 8500 H, Medina et Hazen (Dakota du Nord) – respectivement 1100 et 5000 H, Medina (Ohio) – 12000 H, Medina (Tennessee) – 1100 H, Medina (Texas) – 26000 H, Medina (Ontario) -1200 H, Mahomet (Illinois) – 3200 H, Mona (Utah) – 1100 H, Arva (Ontario) – 700 H et bien d’autres encore. Une étude attentive du nom des tribus Indiennes autochtones révèle que beaucoup ont des noms qui dérivent de l’Arabe ou de noms Islamiques, tels que Anasazi, Apache, Arawak, Arikana, Chavin Cherokee, Cree, Hohokam, Hupa, Hopi, Makkah, Mahigan, Mohawk, Nazca, Zulu, Zuni, etc.

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L’Islam dans la Russie moderne

août 25, 2007 at 4:52 (Uncategorized)


           L’article suivant est un résumé d’un article paru dans le magazine Russe “Ogonyok”. Il fait partie d’une série de textes sur les Russes qui se convertissent à l’Islam.

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La mode pour l’Islam s’est propagée depuis l’Europe et les Etats-Unis vers la Russie. Dans les rangs de nos Musulmans russes, on trouve de tout, des nationalistes radicaux aux membres de l’intelligentsia libérale.

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  Une récente étude sociologique a montré que l’Islam était devenu la religion la plus dynamique du monde. Aux Etats-Unis, par exemple, des millions d’Afro-américains dont les ancêtres ne savaient rien du Prophète Muhammad ont pris le nom de “Nation of Islam” alors qu’en Allemagne, la communauté Musulmane Allemande indigène compte des centaines de milliers d’individus. Le phénomène remarquable d’Euro Islam a pris pied. La tendance récente pour l’Islam ressemble à la mode Hippy pour le Bouddhisme ou le Krishnaïsme des années 60 et des années 70.

Cette culture exotique avec ses pratiques culturelle a grande allure, spécialement lorsque ses adeptes sont vos compatriotes et peuvent vous en parler dans votre propre langage. Tôt ou tard, l’Euro Islam sera prêché dans nos terres – et très probablement nous l’accepterons comme ultime grande mode européenne dans le style “ethno techno”. Aujourd’hui, nous pouvons déjà parler de la façon dont notre propre “Islam Russe” s’établit lui-même comme un phénomène culturel.

La majorité des Musulmans Russes est composé des filles Russes qui se marient avec des Musulmans. En règle générale, avant leur mariage, elles sont indifférentes vis-à-vis de la Religion et ont donc accepté la foi de leurs maris sans grande difficulté. D’ailleurs, “l’Islam Traditionnel” en Russie est très libéral et n’exige pas le rejet des modes de vie habituels. Le second groupe significatif de Musulmans Russes est constitué de nationalistes radicaux. Ils en viennent à adorer Allah par deux voies, leur extrémisme politique et leur pensée religieuse antisémite.

Par exemple, au sein du Parti National Bolchevique de Eduard Limonov, trente combattants ont déjà embrassé l’Islam. Ils disent que le leader du BNP n’est lui-même pas loin de se convertir officiellement à l’Islam. Moins engagés dans les luttes politiques sont les adeptes de l’Organisation Nationale des Musulmans Russes dont certains ont adopté la foi du Prophète par rejet de la Chrétienté Judaïque et après avoir traversé les labyrinthes du néo-paganisme Slave. Comme c’est caractéristique des néophytes, les Musulmans Russes radicaux essaient de suivre leur nouvelle religion avec un engagement total, des “jama`aat Wahabies” avec 200 cent adhérents Russes ayant déjà été crées.

Pour finir, le plus petit groupe mais le plus saisissant des groupes Musulmans Russes est constitué de membres libéraux de l’intelligentsia qui ont rejeté le Christianisme à un age mature et même sous l’influence d’idées libérales. Mentionnons d’abord Vyacheslav Polosin, l’ancien archiprêtre de l’Eglise Orthodoxe Russe qui pris le Musulman de `Alî. Sa sensationnelle conversion a attiré l’intention de l’intelligentsia Russe sur l’Islam. Poète, orientalistes, artistes sont plus attirés par les “Tariqas” Sufies, la “Ni`matullahi” ou la “Tijaniyyah”.

Si ceux qui qualifient notre époque de “post chrétienne” ont raison, alors les intellectuels et les politiciens devraient garder un oeil ouvert sur l’Islam Russe. Et le principal enjeu est de comprendre comment le construire de telle sorte que les Russes, enclins au sacrifice, ne se prennent pas pour leurs propres “guides et leaders”, comme de “nouveaux talibans”…

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Les Califes

août 8, 2007 at 1:24 (Uncategorized)

 

“La prophétie restera parmi vous autant qu’Allah le souhaitera, puis Allah y mettra un terme quand il voudra. Il y aura alors le Califat suivant la voie Prophétique, qui restera parmi vous autant qu’Allah le souhaitera, puis Allah y mettra un terme quand il voudra. Puis viendra la royauté rude qui restera parmi vous autant qu’Allah le souhaitera, puis Allah y mettra un terme quand il voudra. Puis viendra la royauté tyrannique qui restera parmi vous autant qu’Allah le souhaitera, puis Allah y mettra un terme quand il voudra. Puis viendra alors le Califat suivant la voie prophétique “. Puis le Prophète se tut. [Rapporté par l'Imam Ahmad, d'après An-Nu`'man Ibn Bashir]

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Les Califes Bien Guidés [632-661 EC/11-40 AH] :

Abu Bakr As-Siddiq [632-34]
`Umar Ibn Al-Khattab [634-44]
` Uthman Ibn Affan [644-56]
`Ali Ibn Abi-Talib [656-661]
Al-Hassan Ibn `Ali [661-661]

Les Califes Umayyades [661-750 EC/41-132 AH]

Mu`awiah Ibn Abi-Sufyan [661-80]
Yazid Ibn Mu`awiah [680-83]
Mu`awiah Ibn Yazid [683-83]
Abdullah Ibn Zubayr [683-92]
Marwan Ibn Hakim [683-92]
`Abdil-Malik Ibn Marwan [692-705]
Al-Walid Ibn `Abdil-Malik [705-15]
Sulaiman Ibn `Abdil-Malik [715-17]
`Umar Ibn `Abdil-Aziz [717-720]
Yazid Ibn `Abdil-Malik [720-24]
Hisham Ibn `Abdil-Malik [724-43]
Al-Walid Ibn Yazid Ibn `Abdil-Malik [743-44]
Ibrahim Ibn Al-Walid [744-44]
Marwan [Al-Himar] Ibn Muhammad [744-50]

Les Califes Abbassîdes [750-1517 EC/132-932 AH]

Abul-`Abbas As-Saffah [750-54]
Abu Ja`far Al-Mansur [754-75]
Al-Mahdi [775-85]
Al-Hadi [785-86]
Hârûn Ar-Rashid [786-809]
Al-Amin [809-813]
Al-Ma’mun [813-33]
Al-Mu`tasim Billah [833-42]
Al-Wathiq Billah [842-47]
Al-Mutawakkil `Ala Allah [847-61]
Al-Muntasir Billah [861-62]
Al-Musta`in Billah [862-66]
Al-Mu`tazz Billah [866-69]
Al-Muhtadi Billah [869-70]
Al-Mu`tamid ‘Alallah [870-92]
Al-Mu`tadid Billah [892-902]
Al-Muktafi Billah [902-08]
Al-Muqtadir Billah [908-33]
Al Qahir Billah [933-34]
Ar-Radhi Billah [934-40]
Al-Muttaqi Lillah [940-44]
Al-Mustakfi Billah [944-45]
Al-Muti Lillah [945-74]
At-Ta`i Lillah [974-91]
Al-Qadir Billah [991-1031]
Al-Qa’im Bi-Amrillah [1031-74]
Al-Muqtadi Bi-Amrillah [1074-94]
Al-Mustazhir Billah [1094-1118]
Al-Mustarshid Billah [1118-35]
Ar-Rashid Billah [1135-36]
Al-Muqtafi Li-Amrillah [1136-60]
Al-Mustanjid Billah [1160-70]
Al-Mustadhi Bi-Amrillah [1170-79]
An-Nasir Li-Dinillah [1179-1225]
Az-Zahir Bi-Amrillah [1225-26]
Al-Mustansir Billah [1226-42]
Al-Musta’sim Billah [1242-58]

Sultan Sayfuddin Qutuz [1258-1261]

Al-Mustansir Billah [1261-62]
Al-Hakim Bi-Amrillah I [1262-1301]
Al-Mustakfi Billah, I [1301-1339]
Al-Wathiq Billah, I [1339-41]
Al-Hakim Bi-Amrillah, II [1341-52]
Al-Mu`tadhid Billah, I [1352-62]
Al-Mutakwakkil `Ala Allah, I [Premier règne] [1362-77]
Al-Mustasim, I [premier règne] [1377-77]
Al-Mutakwakkil `Ala Allah, I [Second règne] [1377-83]
Al-Wathiq Billah, II [1383-86]
Al-Musta`sim Billah, I [Second règne] [1386-89]
Al-Mutakwakkil ‘Alallah, I [Troisième règne] [1389-1406]
Al-Must’in Billah [1406-30]
Al-Mu`tadhid Billah, II [1430-41]
Al-Mustakfi Billah, II [1441-50]
Al-Qa’im Bi-Amrillah [1450-59]
Al-Mustanjid Billah [1459-79]
Al-Mutawakkil `Ala Allah, II [1479-97]
Al-Mustansik Billah [Premier règne] [1497-1508]
Al-Mutawakkil `Ala Allah, III [Premier règne] [1508-1516]
Al-Mustansik Billah [2nd Reign] [1516-17]
Al-Mutawakkil `Ala Allah, III [Second règne] [1517-17]


Califes Ottomans [1517-1924 CE/923-1349 AH]

Salîm, I [1517-20]
Sulayman, II [1520-66]
Saleem, II [1566-74]
Murad, III [1574-95]
Mehmet, III [1595-1603]
Ahmad,I [1603-17]
Mustafa,I [Premier règne] [1617-18]
`Uthman,II [1618-22]
Mustafa,I [Second règne] [1622-23]
Murad, IV [1623-40]
Ibrahim, I [1640-48]
Mehmet, IV [1648-87]
Sulyman, II [1687-91]
Ahmad, II [1691-95]
Mustafa, II [1695-1703]
Ahmad, III [1703-30]
Mahmud, II [1730-54]
`Uthman, III [1754-57]
Mustafa, III [1757-73]
`Abdul-Hamîd, I [1773-89]
Salîm, III [1789-1807]
Mustafa, IV [1807-08]
Mahmud, II [1808-39]
`Abdul-Majîd [1839-61]
`Abdul-`Azîz [1861-76]
Murad, V [1876-76]
`Abdul-Hamîd, II [1876-1909]
Mehmet, V [1909-18]
Mehmet, VI [1918-22]
`Abdul-Majîd, II [1922-24]

Après avoir été le système politique de la Ummah durant plus de 1400 ans, le Califat est abolit le 3 mars 1924 par Mustafa Kemal [Atatürk].

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