Aux origines du mal
Jusque là, le sémitisme était maître encore sur sa terre. L’Orient Musulman battait l’Occident, avait de meilleures armées et une meilleure politique, lui envoyait des richesses, une meilleure connaissance, de la civilisation. Désormais, les rôles sont changés. Le génie européen se développe avec une grandeur incomparable. L’Islamisme [terme utilisé autrefois pour désigner l’Islam] se décompose lentement. De nos jours, il s’écroule avec fracas. A l’heure qu’il est, la condition essentielle pour que la civilisation européenne se répande, c’est la destruction de la chose sémitique par excellence, la destruction du pouvoir théocratique de l’Islamisme. Car l’Islamisme ne peut exister que comme Religion officielle. Quand on le réduira à l’état de Religion libre et individuelle, il périra. L’Islamisme n’est pas seulement une Religion d’Etat, comme l’a été le catholicisme en France, sous Louis XIV, comme il l’est encore en Espagne. C’est la religion excluant l’Etat. C’est une organisation dont les Etats Pontificaux en Europe seuls offraient le type.
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Là est la guerre éternelle, la guerre qui ne cessera que quand le dernier fils d’Ismaël sera mort de misère ou aura été relégué par la terreur au fond du désert. L’Islam est la plus complète négation de l’Europe. L’Islam est le fanatisme, comme l’Espagne du temps de Philippe II et l’Italie du temps de Pie V l’ont à peine connu. L’Islam est le dédain de la science, la suppression de la société civile. C’est l’épouvantable simplicité de l’esprit sémitique, rétrécissant le cerveau humain, le fermant à toute idée délicate, à tout sentiment de fin, à toute recherche rationnelle, pour le mettre en face d’une éternelle tautologie : Dieu est Dieu. L’avenir, Messieurs est donc à l’Europe et à l’Europe seule.
L’Europe conquérra le monde et y répandra sa Religion, qui est le droit, la liberté, le respect des hommes, cette croyance qu’il y a quelque chose de divin au sein de l’Humanité. »
[Ernest Renan, discours au Collège de France « De la part des peuples sémitiques dans l'Histoire de la civilisation », 1862]
Al-`Izz Ibn `Abdus-Salām – Sultan des `Ulamā’
Al-`Izz Ibn `Abdus-Salām – Sultan des `Ulamā’
Le gouverneur Ayyūbide d’Egypte, Najmud-Dīn Ayyūb était connu pour sa personnalité austère et impressionnante bien qu’il fut en même temps très décent et modeste. Il est rapporté que même ses princes n’osaient lui parler [par crainte] à moins qu’il ne les y ait invités.
Durant une des fêtes de l’ `Id, le Sultan dirigea les grandes festivités, entouré de ses gardes et de beaucoup de personnalités alors que les princes passaient pour le saluer avec une grande révérence. En cette grande occasion, notre héro al-`Izz Ibn `Abdus Salām se rappela qu’il y avait certaines échoppes qui vendaient publiquement du vin dans cet Etat Islamique. Il se rendit en secret chez le Sultan et s’adressa à lui : “O Ayyūb! Quelle sera ta réponse à Allāh lorsqu’Il te dira, le Jour du Jugement ‘Ne t’ai-je pas donné la souveraineté sur l’Egypte et tu y a autorisé les boissons enivrantes?’ Le Sultan surpris, demanda “Cela est-il vraiment arrivé?” al-`Izz répondit : “Oui, telle et telle échoppe vend du vin et d’autres choses illicites alors que tu te complais dans le luxe, dans ton royaume.” Le Sultan répondit :”Cela n’est pas de mon fait. Il en est ainsi depuis l’époque de mon père.” Notre héro demanda : “Es-tu de ceux dont le Qur’ān rapporte qu’ils ont dit : “Nous avons trouvé nos pères sur cette voie et nous les avons suivis?”
Le Sultan publia immédiatement un décret pour que soient fermées les échoppes qui vendaient du vin.
Plus tard, un étudiant de notre maitre, al-Bajī, lui demanda : “Comment vous êtes vous senti, maître?” “Mon fils”, répondit-il “je l’ai vu [le Sultan] dans cette état de solennité. Alors j’ai voulu l’humilier de peur qu’il ne devienne vain et j’ai voulu l’heurter [religieusement]” Al-Bajī demanda : “N’avez-vous pas, maître, eu peur de lui?” “Par Allāh mon fils j’ai été rempli de crainte envers Allāh le Tout Puissant, et le Sultan est apparu à mes yeux comme un chat.”
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Style architéctural Mamlûk, Mosquée du Caire
Mais qui était al-`Izz Ibn `Abdus Salām qui osa s’adresser ainsi à un roi redouté et puissant?
Notre héro est né en l’an 577 ou 578 de l’Hégire, à Damas, dans une famille pauvre. Jeune homme, il avait l’habitude de vivre dans un endroit mis a disposition des étudiants pauvres, à côté de la Mosquée de Damas. En raison de sa diligence et de son intelligence, voilà ce qu’il dit : “Je n’ai jamais eu besoin de finir mes études avec un professeur. Dès que nous arrivions à la moitié, mon professeur me disait ‘tu as digéré le sujet. Tu n’as plus besoin de moi et tu peux te débrouiller par toi-même pour le finir.’ Mais je ne voulais pas quitter mes professeurs jusqu’à ce que j’aie achevé d’étudier le cours en question dans ce champ du savoir.’ Sa soif d’apprendre fit qu’il ne fut pas satisfait de l’instruction obtenue auprès des savants de Damas. Il partit pour Baghdād en 597 [à l'age de 20 ans] afin d’apprendre auprès des savants de cette ville. Il est rapporté que même à l’age de 60 ans, alors qu’il était devenu un savant très connu, il n’hésitait pas à fréquenter des cercles d’études conduits par certains savants égyptiens réputés du Caire.
Naturellement, notre héro n’a pas gardé son savoir pour lui-même et il a participé aux cercles des savants de son temps. Il a enseigné aussi bien dans les écoles de Damas que dans celles du Caire alors que sur la fin, il passa les vingt dernières années de sa vie à donner des avis religieux, parfois en contradiction avec les positions officielles. Un exemple de cela : sa position sur le Qur’ān [parole d'Allāh] qui contredisait celle du Sultan de Damas, al-Ashrāf Mūsā Ibn Al-`Adīl. Cela amena le Sultan à publier un décret interdisant à notre maître de donner des avis religieux et des verdicts ainsi que sa mise en confinement en résidence. La réponse d’al-`Izz au ministre qui lui fit part du décret fut une expression de gratitude envers le Sultan qu’il l’avait relevé de cette tâche difficile et qui lui avait donné l’opportunité d’être libre de se concentrer un peu plus sur ses études et sur ses dévotions.
Aussi bien en Syrie qu’en Egypte, notre héro délivra des sermons dans les principales mosquées. C’est dans la mosquée de Damas qu’il dénonça l’alliance du Sultan et la coalition avec les ennemis de la foi contre son propre frère. Et à Damas, notre héro défia les autorités en donnant un avis religieux interdisant aux gens de vendre des armes aux croisés qui étaient des alliés du Sultan al-Salīh Isma`īl. Cela provoqua l’ire du Sultan sur notre héro qui fut donc emprisonné.
Après sa libération en 639 de l’Hégire, al-`Izz Ibn `Abdus Salām partit pour l’Egypte ou il fut chaleureusement accueilli par le roi Najmud-Dīn Ayyūb et fut nommé Juge, puis Juge en Chef et Khatīb [en charge du sermon] dans la mosquée principale du pays. C’est à ce poste de Juge en Chef en Egypte que notre héro défia les autorités avec les actes les plus audacieux de sa vie. Le premier acte fut la vente publique des princes Mamlūks au pouvoir.
L’histoire nous rapporte qu’après sa nomination en tant que Juge en Chef, il notifia que les princes Mamlūks [qui à l'origine furent achetés par le Sultan Najmud-Dīn Ayyūb avec les deniers du Trésor Public] agissaient comme des hommes libres dans des transactions non autorisée par la loi pour des hommes de leur statut [Les Mamlūks étant à l'origine des esclaves qui devinrent par la suite des dignitaires et des commandants militaires]. Al-`Izz ne voulait pas valider ces transactions. Quand ils lui en parlèrent, il souligna qu’ils devaient être vendus et le fruit de leur vente devait revenir au Trésor Public, ce qui pourrait les rendre officiellement libres. Ce n’est qu’après cela que leurs transactions pourraient être valides. Naturellement, cette idée fit enrager princes et commandants de l’armée. Lorsque le Sultan entendit parler de cela, il fit remarquer que cela ne relevait pas des affaires du Juge en Chef. Notre maître démissionna de son poste et s’apprêta à quitter le pays. Mais des milliers de personnes issues de toutes les strates de la société égyptienne le suivirent dans une immense marche qui força le Sultan à s’excuser auprès de lui et à lui demander de reprendre son poste.
Al-`Izz accepta de reprendre son poste à condition que le décret religieux concernant les princes soit mis en application. Le Sultan accepta. Cependant, les princes Mamlūks, furieux, tentèrent d’assassiner notre héro mais par la grâce d’Allāh, leur chef fut frappé de terreur lorsqu’il leva l’épée pour frapper al-`Izz. Il fut “hypnotisé” par ce vieil homme sans défense qui lui faisait courageusement face et l’épée se laissa tomber de ses mains. Le chef auxiliaire pleura et lui demanda pardon puis l’enchère commença [une enchère unique dans l'histoire, ou des princes Mamlūks au pouvoir furent vendus en public].
Pour cet acte audacieux, notre héro, mort en 660 de l’Hégire, sera toujours présent dans nos souvenirs. Mais ce n’est qu’un des très nombreux exemples de la contribution al-`Izz Ibn `Abdus-Salām à l’histoire de l’héroïsme Islamique.
Musulmans d’Amériques avant Christophe Colomb
Musulmans d’Amériques avant Christophe Colomb
Par le Dr. Youssef Mroueh
De nombreux éléments suggèrent que des Musulmans venus d’Espagne et d’Afrique de l’Ouest ont débarqués en Amérique au moins cinq siècles avant Christophe Colomb. On note par exemple que vers la moitié du dixième siècle durant le règne du Calife Umayyad `Abdur-Rahmān III [929 – 961], des Musulmans originaires d’Afrique naviguèrent vers l’ouest du port espagnole de Delba [Palos], sur “l’océan d’obscurité et de brume”. Ils revinrent après une longue absence avec un important butin venant d’une “terre étrange et curieuse”. Il est évident que des gens d’origine Musulmane sont connus pour avoir accompagné Christophe Colomb et pour avoir suivi des explorateurs espagnols vers le Nouveau Monde
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La dernière citadelle Musulmane en Espagne, Granada, tomba aux mains des Chrétiens en 1492, juste avant que l’inquisition espagnole soit lancée. Pour échapper aux persécutions, beaucoup de non-chrétiens s’enfuirent ou se convertirent au catholicisme. Au moins deux documents évoquent la présence de Musulmans en Espagne Américaine avant 1550 de l’ère chrétienne. Cela en dépit du fait qu’un décret émis en 1539 par Charles V, Roi d’Espagne, interdit aux petits fils de Musulmans qui avaient été brūlés sur les būchers d’émigrer en Indes occidentales. Ce décret fut ratifié en 1543 et un ordre d’expulsion de tous les Musulmans des territoires d’outre mer espagnols fut ensuite publié. Beaucoup de références relatives à l’arrivée de Musulmans en Amériques existent. En voici un résumé :
Documents historiques :
1/ Un historien et géographe Musulman, Abū al-Hassan `Alī Ibn al-Hussayn al-Mas`ūdī [871 – 957] a écrit dans son livre “Muruj adh-Dhahad wa Mādīn al-Jawhar [Les Prairies d'or et les carrières de Joyaux] que durant le règne du Calife Musulman d’Espagne `Abdu Allah Ibn Muhammad [888 – 912], un navigateur Musulman, Kashkhash Ibn Sa`īd Ibn Aswad de Cordoba, embarqua de Delba [Palos] en 889, traversa l’Atlantique, atteignit une terre inconnue [Ardhun Majhūla] et revint avec de fabuleux trésors. Sur la carte du monde d’al Mas`ūdī, il y a une surface importante sur l’océan de “l’obscurité et de la brume” [l'Océan Atlantique] auquel il fait référence comme étant un territoire inconnu [Les Amériques].
2/ Un historien Musulman, Abū Bakr Ibn `Umar al-Gutiyya rapporte que durant le règne du Calife Musulman d’Espagne, Hisham II [976 – 1009], un autre navigateur Musulman, Ibn Farrukh de Granada, embarqua de Kadesh [en février 999] pour l’Atlantique, accosta à Gando [Iles des Grandes Canaries], continua vers l’Ouest ou il vit et nomma deux îles, Capraria et Pluitana. Il revint en Espagne en mai 999.
3/ Christophe Colomb embarqua de Palos [Delba], en Espagne. Il accosta à Gomera [Iles des Canaries]. Gomera est un nom Arabe signifiant “petite bande de terre”. Là, il tomba amoureux de Béatrice Bobadilla, la fille du premier Capitaine Général de l’île [le nom de famille Bobadilla dérive du nom Arabe et Musulman "Abū `Abdillah]. Quoi qu’il en soit, il n’était pas facile de méconnaître le clan Bobadilla. Un autre Bobadilla [Francisco] qui plus tard, en tant que Commissaire Royal, enchaîna Christophe Colomb et le transféra de Santo Domingo vers l’Espagne [en Novembre 1500]. La famille Bobadilla était liée à la dynastie Abbadid de Séville [1031 – 1091].
Le 12 octobre 1492, Christophe Colomb accosta sur une petite île des Bahamas appelée “Guanahani” par les autochtones. Renommée “San Salvador” par Christophe Colomb, “Guanahani” vient du Mandinka [langue parlée en Afrique de l'Ouest [Désigne aussi une communauté.] et de mots Arabes transformés. Guana [Ikhwana] signifie “frères” et “Hani” est un nom Arabe. Par conséquent, le nom original de l’île était ” Frères Hani”.
Ferdinand Colomb, le fils de Christophe, écrivit propos des noirs vus par son père au Honduras : “Les gens qui vivent plus loin, à l’Est de Pointe Cavina, jusqu’à Cape Gracios a Dios, sont majoritairement noirs de couleur.” A cette période et dans la même région vivait une tribu de Musulmans autochtones connue sous le nom de “Almamy”. En Mandinka et en Arabe, al-Mamy désigne “l’Imām” ou “al-Imamu”, c’est-à-dire la personne qui dirige la prière et dans certains cas, le chef de la communauté voir un membre de la communauté Imāmite [Shiites Duodécimains].
4/ Un historien et linguiste américain de renom, Léo Weiner de l’Université d’Harvard, dans son livre “l’Afrique et la Découverte de l’Amérique” [1920] écrit que Christophe Colomb était au courant de la présence des Mandinka au sein du Nouveau Monde. Il savait que les Musulmans d’Afrique de l’Ouest s’étaient répandus à travers les Caraïbes, Les territoires Américains du Centre, du Sud et de Nord, y compris le Canada, ou ils commerçaient avec les Indiens Iroquois et Algonquins.
Explorations géographiques :
1/Le célèbre géographe et cartographe al-Sharif al-Idrissī [1099 – 1166] écrivit dans son non moins célèbre livre “Nuzhat al-Mushtaq fi Ikhtiraq al-Afaq”qu’un groupe d’individus [d'Afrique du Nord] embarqua pour “l’océan d’obscurité et de brume” [l'océan Atlantique] depuis Lisbonne [Portugal], dans le but de savoir ce qui s’y trouvait et d’en connaître les limites. Ils atteignirent finalement une île qui avait une population et une agriculture…Le quatrième jour, un interprète leur parla en langue Arabe.
2/ Les ouvrages de référence Musulmans mentionnent une description bien documentée d’un voyage à travers “l’océan d’obscurité et de brume” fait par le Sheikh Zayn al-Dīn `Alī Ibn Fadkīl al-Mazandaranī. Son expédition partit de Tarfay [Sud du Maroc] durant le règne du Roi Abū Ya`qub Sidī Yūssūf [1286 – 1307], sixième de la dynastie Mérinide et s’acheva à l’Ile Verte, dans la Mer des Caraïbes en 1291. Les détails de ce voyage sur l’océan sont mentionnés dans les références Islamiques et beaucoup de savants Musulmans sont au fait de cet événement historique mémorable.
3/ L’historien Musulman Shihab al-Dīn Abū al-`Abbas Ibn Fadhl al-`Umarī [1300 – 1384] a décrit en détail l’exploration géographique par delà la mer d’obscurité et de brume fait par le Sultan dans son fameux livre “Masālik al-Absār fi Mamālik al-Amsār”.
4/ Le Sultan Mansa Kankan Mussa [1312 – 1337] fut le monarque Mandinka de l’Afrique de l’Empire Malien d’Afrique de l’Ouest Islamique. En voyageant à La Mecque durant son fameux pèlerinage de 1324, il informa les savants Mamlūks de la cour de Bahri Sultan [Nasīr al-Dīn Muhammad III, 1309 – 1340] au Caire que son frère, le Sultan Abū Bakrī I [1285 – 1312] a entrepris deux expéditions en Océan Atlantique. N’étant jamais revenu à Tombouctou lors de son second voyage en 1311, Mansa Mussa devint le Sultan de l’empire.
5/ Christophe Colomb et les premiers explorateurs Espagnols et Portugais furent capables de traverser l’Atlantique [soit une distance de 24 000 kilomètres] et remercièrent pour cela les Musulmans pour leurs informations géographiques et maritimes, en particulier les cartes faites par les commerçants Musulmans, y compris al-Mas`ūdī dans son livre “Akhbar az-Zamān “[l'Histoire du Monde] basé sur des éléments recueillis en Afrique et en Asie. Christophe Colomb avait aussi deux Capitaines Musulmans durant son premier voyage transatlantique : Martin Alonso Pinzon était le Capitaine de la Pinta et son frère, Vincente Yanex Pinzon était le Capitaine de la Nina. Il étaient riches, experts en navigation et aidèrent à organiser l’expédition de Christophe Colomb. Ils réparèrent aussi le navire “Santa Maria”. Ils le firent à leur charge [financière] pour des raisons à la fois commerciales et politiques. La Famille Pinzon était liée à Abū-Zayan Muhammad III [1362 – 66], le Sultan Marocain de la dynastie Mérinide [1196 – 1465].
Inscriptions Arabes [Islamiques] :
1/ Des anthropologues ont prouvé que les Mandinkas, sous les ordres de Mansa Mussa ont exploré diverses parties de l’Amérique du Nord via le Mississippi et d’autres voies navigables. A “Four Corner”, en Arizona, des dessins montrent qu’ils auraient pu y importer des éléphants depuis l’Afrique.
2/ Christophe Colomb a admit dans son papier du lundi 21 octobre 1492, alors que son navire voguait près de Gibara, au Nord Est de la côte Cubaine, qu’il avait vu une mosquée au sommet d’une jolie montagne. Les ruines de mosquées et de minarets avec inscrits dessus des versets du Coran ont été découvertes à Cuba, Mexico, au Texas et au Nevada.
3/ Durant son second voyage, Christophe Colomb s’est entendu dire par les “Indiens de l’Espagnola” [Haïti] que des gens de couleur noire étaient sur l’île avant son arrivée. Pour preuve, ils se présentèrent à Christophe Colomb avec les lances de ces Musulmans Africains. Ces armes étaient constituées d’un métal jaune que les Indiens appelaient Guanine, un mot dérivant de la langue d’Afrique de l’Ouest et signifiant “alliage d’or”. Ce mot se rattache aussi curieusement au mot Arabe “ghinā” qui signifie “richesse”. Christophe Colomb rapporta en Espagne quelques Guanines et les fit analyser. Il apprit qu’elles étaient constituées de 18 parts d’or [56.25%], de 6 parts d’argent [18.75%] et de 8 parts de cuivre [25%], les mêmes proportions que le métal produit dans les boutiques de métaux en Guinée.
4/ En 1498, lors de son troisième voyage vers le Nouveau Monde, Christophe Colomb accosta à Trinidad. Plus tard, sur le Continent Sud Américain, il vit que dans certains clans, les indigènes portaient des foulards colorés de coton, avec des motifs symétriquement tissés. Christophe Colomb nota que ces foulards ressemblaient aux coiffes et aux pagnes de Guinée dans leurs couleurs, leur style et leur fonction. Il y fit référence en parlant de “Almayzars”. Almayzars est un mot Arabe signifiant “couverture”, “tablier”, “jupe”, portés par les Maures [Musulmans Espagnols ou Nord-africains] et importés au Maroc, en Espagne et au Portugal depuis l’Afrique de l’Ouest [Guinée]
Durant ce voyage, Christophe Colomb fut surpris de voir que les femmes mariées portaient des culottes de coton [bragas] et se demanda d’où ces femmes tenaient leur pudeur. Hernando Cortez, un conquérant espagnol décrivit les tenues des femmes indiennes comme faites de longs voiles et celles des hommes comme étant à la manière des Maures. Ferdinand Colomb, fit remarquer que ces habits étaient similaires à ceux portés par les femmes Maures de Grenade.
5/ Dr. Barry Fell (Harvard University) a découvert l’existence d’écoles Islamiques dans la Vallée du Feu et dans d’autres endroits encore, datant de 700/800 de l’ère chrétienne. Il a trouvé des textes gravés dans la roche, des diagrammes et des dessins représentant les derniers fragments vivants de ce qui fut un système d’écoles élémentaires et de niveau supérieur. Le langage utilisé est l’Arabe d’Afrique du Nord avec le vieux script de Kufa. Les sujets portent sur l’écriture, la lecture, l’arithmétique, la Religion, l’Histoire, la géographie, les mathématiques, l’astronomie et la navigation maritime.
Les descendants des explorateurs Musulmans d’Amérique du Nord sont des Iroquois, Algonquin, Anasazi, Hohokam et Olmec. Il y a aux Etats-Unis (484) et au Canada (81), 565 noms de lieux (villages, villes, montagnes, lacs, rivières…) qui dérivent de mots Arabes ou Musulmans. Ces lieux ont été ainsi nommés par les habitants de la période pré-Colombienne. Certains de ces lieux ont un nom lié a une symbolique sacrée : : Mecca (Indiana) – 720 habitants, Makkah Tribu Indienne (Washington), Medina (Idaho) – 2100 H, Medina (NY) – 8500 H, Medina et Hazen (Dakota du Nord) – respectivement 1100 et 5000 H, Medina (Ohio) – 12000 H, Medina (Tennessee) – 1100 H, Medina (Texas) – 26000 H, Medina (Ontario) -1200 H, Mahomet (Illinois) – 3200 H, Mona (Utah) – 1100 H, Arva (Ontario) – 700 H et bien d’autres encore. Une étude attentive du nom des tribus Indiennes autochtones révèle que beaucoup ont des noms qui dérivent de l’Arabe ou de noms Islamiques, tels que Anasazi, Apache, Arawak, Arikana, Chavin Cherokee, Cree, Hohokam, Hupa, Hopi, Makkah, Mahigan, Mohawk, Nazca, Zulu, Zuni, etc.