Al-`Izz Ibn `Abdus-Salām – Sultan des `Ulamā’
Al-`Izz Ibn `Abdus-Salām – Sultan des `Ulamā’
Le gouverneur Ayyūbide d’Egypte, Najmud-Dīn Ayyūb était connu pour sa personnalité austère et impressionnante bien qu’il fut en même temps très décent et modeste. Il est rapporté que même ses princes n’osaient lui parler [par crainte] à moins qu’il ne les y ait invités.
Durant une des fêtes de l’ `Id, le Sultan dirigea les grandes festivités, entouré de ses gardes et de beaucoup de personnalités alors que les princes passaient pour le saluer avec une grande révérence. En cette grande occasion, notre héro al-`Izz Ibn `Abdus Salām se rappela qu’il y avait certaines échoppes qui vendaient publiquement du vin dans cet Etat Islamique. Il se rendit en secret chez le Sultan et s’adressa à lui : “O Ayyūb! Quelle sera ta réponse à Allāh lorsqu’Il te dira, le Jour du Jugement ‘Ne t’ai-je pas donné la souveraineté sur l’Egypte et tu y a autorisé les boissons enivrantes?’ Le Sultan surpris, demanda “Cela est-il vraiment arrivé?” al-`Izz répondit : “Oui, telle et telle échoppe vend du vin et d’autres choses illicites alors que tu te complais dans le luxe, dans ton royaume.” Le Sultan répondit :”Cela n’est pas de mon fait. Il en est ainsi depuis l’époque de mon père.” Notre héro demanda : “Es-tu de ceux dont le Qur’ān rapporte qu’ils ont dit : “Nous avons trouvé nos pères sur cette voie et nous les avons suivis?”
Le Sultan publia immédiatement un décret pour que soient fermées les échoppes qui vendaient du vin.
Plus tard, un étudiant de notre maitre, al-Bajī, lui demanda : “Comment vous êtes vous senti, maître?” “Mon fils”, répondit-il “je l’ai vu [le Sultan] dans cette état de solennité. Alors j’ai voulu l’humilier de peur qu’il ne devienne vain et j’ai voulu l’heurter [religieusement]” Al-Bajī demanda : “N’avez-vous pas, maître, eu peur de lui?” “Par Allāh mon fils j’ai été rempli de crainte envers Allāh le Tout Puissant, et le Sultan est apparu à mes yeux comme un chat.”
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Style architéctural Mamlûk, Mosquée du Caire
Mais qui était al-`Izz Ibn `Abdus Salām qui osa s’adresser ainsi à un roi redouté et puissant?
Notre héro est né en l’an 577 ou 578 de l’Hégire, à Damas, dans une famille pauvre. Jeune homme, il avait l’habitude de vivre dans un endroit mis a disposition des étudiants pauvres, à côté de la Mosquée de Damas. En raison de sa diligence et de son intelligence, voilà ce qu’il dit : “Je n’ai jamais eu besoin de finir mes études avec un professeur. Dès que nous arrivions à la moitié, mon professeur me disait ‘tu as digéré le sujet. Tu n’as plus besoin de moi et tu peux te débrouiller par toi-même pour le finir.’ Mais je ne voulais pas quitter mes professeurs jusqu’à ce que j’aie achevé d’étudier le cours en question dans ce champ du savoir.’ Sa soif d’apprendre fit qu’il ne fut pas satisfait de l’instruction obtenue auprès des savants de Damas. Il partit pour Baghdād en 597 [à l'age de 20 ans] afin d’apprendre auprès des savants de cette ville. Il est rapporté que même à l’age de 60 ans, alors qu’il était devenu un savant très connu, il n’hésitait pas à fréquenter des cercles d’études conduits par certains savants égyptiens réputés du Caire.
Naturellement, notre héro n’a pas gardé son savoir pour lui-même et il a participé aux cercles des savants de son temps. Il a enseigné aussi bien dans les écoles de Damas que dans celles du Caire alors que sur la fin, il passa les vingt dernières années de sa vie à donner des avis religieux, parfois en contradiction avec les positions officielles. Un exemple de cela : sa position sur le Qur’ān [parole d'Allāh] qui contredisait celle du Sultan de Damas, al-Ashrāf Mūsā Ibn Al-`Adīl. Cela amena le Sultan à publier un décret interdisant à notre maître de donner des avis religieux et des verdicts ainsi que sa mise en confinement en résidence. La réponse d’al-`Izz au ministre qui lui fit part du décret fut une expression de gratitude envers le Sultan qu’il l’avait relevé de cette tâche difficile et qui lui avait donné l’opportunité d’être libre de se concentrer un peu plus sur ses études et sur ses dévotions.
Aussi bien en Syrie qu’en Egypte, notre héro délivra des sermons dans les principales mosquées. C’est dans la mosquée de Damas qu’il dénonça l’alliance du Sultan et la coalition avec les ennemis de la foi contre son propre frère. Et à Damas, notre héro défia les autorités en donnant un avis religieux interdisant aux gens de vendre des armes aux croisés qui étaient des alliés du Sultan al-Salīh Isma`īl. Cela provoqua l’ire du Sultan sur notre héro qui fut donc emprisonné.
Après sa libération en 639 de l’Hégire, al-`Izz Ibn `Abdus Salām partit pour l’Egypte ou il fut chaleureusement accueilli par le roi Najmud-Dīn Ayyūb et fut nommé Juge, puis Juge en Chef et Khatīb [en charge du sermon] dans la mosquée principale du pays. C’est à ce poste de Juge en Chef en Egypte que notre héro défia les autorités avec les actes les plus audacieux de sa vie. Le premier acte fut la vente publique des princes Mamlūks au pouvoir.
L’histoire nous rapporte qu’après sa nomination en tant que Juge en Chef, il notifia que les princes Mamlūks [qui à l'origine furent achetés par le Sultan Najmud-Dīn Ayyūb avec les deniers du Trésor Public] agissaient comme des hommes libres dans des transactions non autorisée par la loi pour des hommes de leur statut [Les Mamlūks étant à l'origine des esclaves qui devinrent par la suite des dignitaires et des commandants militaires]. Al-`Izz ne voulait pas valider ces transactions. Quand ils lui en parlèrent, il souligna qu’ils devaient être vendus et le fruit de leur vente devait revenir au Trésor Public, ce qui pourrait les rendre officiellement libres. Ce n’est qu’après cela que leurs transactions pourraient être valides. Naturellement, cette idée fit enrager princes et commandants de l’armée. Lorsque le Sultan entendit parler de cela, il fit remarquer que cela ne relevait pas des affaires du Juge en Chef. Notre maître démissionna de son poste et s’apprêta à quitter le pays. Mais des milliers de personnes issues de toutes les strates de la société égyptienne le suivirent dans une immense marche qui força le Sultan à s’excuser auprès de lui et à lui demander de reprendre son poste.
Al-`Izz accepta de reprendre son poste à condition que le décret religieux concernant les princes soit mis en application. Le Sultan accepta. Cependant, les princes Mamlūks, furieux, tentèrent d’assassiner notre héro mais par la grâce d’Allāh, leur chef fut frappé de terreur lorsqu’il leva l’épée pour frapper al-`Izz. Il fut “hypnotisé” par ce vieil homme sans défense qui lui faisait courageusement face et l’épée se laissa tomber de ses mains. Le chef auxiliaire pleura et lui demanda pardon puis l’enchère commença [une enchère unique dans l'histoire, ou des princes Mamlūks au pouvoir furent vendus en public].
Pour cet acte audacieux, notre héro, mort en 660 de l’Hégire, sera toujours présent dans nos souvenirs. Mais ce n’est qu’un des très nombreux exemples de la contribution al-`Izz Ibn `Abdus-Salām à l’histoire de l’héroïsme Islamique.
La Bataille de `Ayn Jalūt , un tournant dans l’histoire.
La Bataille de `Ayn Jalūt , un tournant dans l’histoire.
Par Muhammad al-Halabī
Au septième siècle de l’Hégire, les Tatars lancèrent un de leurs plus grands assauts sur la terre du Califat Islamique qui s’acheva par la chute de la Capitale du Califat, Bagdād, le meurtre de son Calife et l’occupation de ¾ des terres Musulmanes. A ce moment là, un des plus grands leaders de l’histoire Islamique émergea. Il redonna la fierté à cette religion et secourut la Ummah. Ce fut l’une des batailles les plus décisives de l’histoire. Ce leader était le “Roi Victorieux”, Mahmūd Sayfud-Dīn Qutuz et la bataille fut celle de `Ayn Jalūt.
L’invasion tatare :
Les Tatars commencèrent à pénétrer les terres Musulmanes vers la fin de l’année 656 de l’Hégire. Lorsque le Calife, Abū Ahmad al-Mu`Tasim Billāh commença à préparer son armée à faire face à l’invasion, son ministre, “al-`Alqamī” le trompa en le convainquant de faire la paix avec les envahisseurs. Al-`Alqamī, un non Arabe Shiite, entretenait une correspondance secrète avec les Tatars, leurs promettant de stopper toute résistance contre eux s’ils le nommaient Calife et lui permettaient d’établir son propre état Shiite à Bagdād.
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Miniature représentant le Sultan Sayfu Dīn Qutuz.
Lorsque al-`Alqamī eut trompé le Commandant des Croyants et lui fit croire qu’un accord de paix avait été conclu avec les Tatars, al-Mu`Tassim parti avec ses ministres, les savants et les dignitaires de Bagdād à la rencontre du chef des Tatars qui les tua tous, occupa Bagdād et viola l’honneur de ses habitants Musulmans d’une manière infâme.
Le traître al-`Alqamī ne put cependant achever son rêve, parce que les Tatars qui savaient que la personne qui avait trahi son dirigeant n’épargnerait pas son ennemi, le tuèrent aussi.
Après la prise de Bagdād, les Musulmans subirent un grand nombre de défaites et de nombreuses autres cités furent prises. Les Tatars, après la prise de l’intégralité de l’Irāq, commencèrent la destruction de la terre du Shām [Liban, Palestine, Syrie, Jordanie, une partie de l'Iraq et de la Syrie], se vengeant ainsi des habitants de ces pays qui avaient refusé de se soumettre.
Avec la chute de Damas, les Tatars se dirigèrent vers l’Egypte et le Maroc, en ces temps, dernières citadelles Musulmanes sur la surface de la terre, dont la prise, si elle avait eu lieu, aurait porté un coup à la Ummah Islamique entière.
Après cela, le chef des Tatars, “Katabgha”, envoya une lettre pleine de menaces au gouverneur de l’Egypte : “Nous avons détruit la terre, fait des enfants des orphelins, torturé les gens et nous les avons massacrés. Nous avons violé leur honneur et fait de leur leader un captif. Pensez-vous que vous pourrez nous échapper? Dans peu de temps, vous saurez ce qui vous attend…”
En dépit de la faiblesse linguistique de la lettre Tatare, elle eut un grand effet sur les Musulmans à cause de leur faiblesse et de leur état moral.
Notre Emir, Qutuz, qui a grandi avec les enseignements du Prophète, eut une réponse différente de celle des autres leaders Musulmans : il tua les membres de la délégation Tatare et laissa leurs corps suspendus dans la capitale, relevant d’un côté, l’esprit de ses soldats et des gens et brisant de l’autre côté, celui de l’armée ennemie, de ses espions et de ceux qui lui sont loyaux. Il a agit en accord avec ce vers de poésie :
“L’épée parle plus fort que les livres. Sa pointe distingue ce qui est grave des jeux d’enfants.”
Lorsque la réponse de Qutuz parvint aux Tatars via leurs espions en Egypte, ils réalisèrent qu’ils étaient en face d’un autre type de leaders, auquel ils n’avaient jamais eu affaire auparavant.
S’ils avaient étudié l’histoire, ils auraient noté que notre leader victorieux avait imité l’exemple de Harūn al-Rashīd et sa réponse aux leader Romain “Nakfūr” [Nicéphore] ainsi que celle d’al-Mu`tassim au gouverneur d’al-Muriya et ils auraient ainsi évité la confrontation.
La préparation de la bataille :
Qutuz n’a pas négligé le fait qu’une telle réponse entraînerait une guerre sévère et brutale contre lui et son peuple, réponse à laquelle ils devaient se préparer.
Il prépara donc d’abord son peuple avec les armes de la croyance et de l’unité avant de les préparer avec les armes d’acier. Pour réaliser l’unité, il demanda aux leaders et Emirs Mamlūks, à l’époque dispersés, comme “Bībirs al-Bandakarī” de mettre en sourdine leurs disputes et de s’unir pour défaire l’ennemi principal, l’ennemi de l’Islām.
Qutuz, conscient du rôle important que jouaient les savants et de leur influence sur les masses, rechercha leur aide et leur soutien, leur demandant d’invoquer Allah pour la victoire et d’enjoindre au gens de se tenir debout pour leur religion. Il fit de ces savants des proches confidents et des conseillers.
Parmi les savants ayant apporté une pierre importante à cet édifice, mentionnons le plus renommé d’entre eux, le “Sultan des Savants”, al-`Izz Ibn `Abdus Salām. Qutuz lui demanda un décret religieux [Fatwa] l’autorisant à imposer plus de taxes aux gens afin d’équiper l’armée Musulmane. Le savant, honnête, dit clairement au gouverneur qu’il ne pouvait imposer de nouveaux impôts, à moins que la richesse personnelle du gouverneur, de ses collaborateurs et des siens soit totalement épuisée. Al-`Izz exigea aussi la vente des chefs Mamlūks de l’armée parce qu’ils n’étaient légalement pas affranchis de leur statut d’esclaves.
L’agent nécessaire fut obtenu sans imposer de taxes supplémentaires aux gens, qui, témoins de la complète soumission de leur leader aux Lois d’Allāh – comme illustré par le savant sincère – revinrent à la réalité, devinrent convaincus de la légitimité de leur leader et prirent conscience de leur devoir de mener le Jihad et de se sacrifier pour la Cause d’Allah afin d’empêcher les envahisseurs d’occuper la terre Musulmane.
Le déroulement de la bataille :
Observant les dires du Messager d’Allāh “les gens qui seront attaqués au milieu de leurs terres [c'est-à-dire qui sont sur la défensive] seront déshonorés”, Qutuz ordonna à son armée de faire mouvement à la rencontre de l’ennemi. Il envoya aussi un bataillon d’éclairage – avec à sa tête Bībirs, – vers Gaza en Palestine, ou il affronta une partie de l’armée Tatare dans de petites escarmouches d’où il sortit vainqueur, couvrant ainsi le mouvement de l’armée principale conduite par Qutuz qui arriva finalement près de la côte palestinienne, ou les croisés avaient quelques citadelles. Qutuz mis en garde les croisés et leur fit clairement comprendre qu’il pouvait les briser avant qu’il rencontre les Tatares s’ils ne restaient pas neutres dans cette guerre. Réalisant la véracité de sa menace et voyant la puissance de l’armée Musulmane, les croisés furent forcés à la neutralité d’autant que leur nombre et la faiblesse de leurs armées ne leur auraient pas permis d’affronter les Musulmans.
Lorsque l’armée Musulmane fut proche de l’ennemi, Qutuz, qu’Allāh lui fasse Miséricorde, choisit le champ de bataille dans une vallée entourée de montagnes et il plaça quelques uns de ses soldats sur les montagnes afin de protéger les arrières de l’armée contre un possible acte de traîtrise des croisés, des Tatars voir de l”intérieur.
L’armée Tatare atteignit finalement la zone où commencerait sa fin. Les combats commencèrent et la balance pencha du côté des Tatars. L’aile droite de leur armée déborda l’aile gauche de l’armée Musulmane. Lorsque les Musulmans commencèrent à battre en retraite, Qutuz grimpa sur un rocher, jeta son casque au loin et commença à crier “Wa Islāmah, Wa Islāmah!”, pressant l’armée de rester ferme et de combattre les ennemis d’Allāh. Les chefs de l’armée, frustrés, regardèrent en direction de cette voix pour voir le visage rouge de leur leader, frappant de son épée avec colère, s’infiltrant entre les rangs Tatars et laissant derrière lui des dizaines de cadavres. Le courage de Qutuz stupéfia ses chefs guerriers qui suivirent promptement ses pas, relevant le moral de l’armée Musulmane.
Quelques minutes plus tard, la bataille tourna à l’avantage des Musulmans, jusqu’à ce que l’armée Tatare soit brisée, beaucoup de ses soldats tués ou capturés et que les troupes défaites battent en retraite après que leur chef ait été tué et son fils fait prisonnier. Pas un Tatar n’échappa à la mort ou à la capture car ceux qui s’enfuirent furent massacrés par les habitants du Shām.
Lorsque la nouvelle parvint à la ville de Damas et à ses alentours, les Musulmans se réjouirent et regagnèrent honneur et estime puis commencèrent à attaquer les Tatars. Ils attaquèrent aussi ceux qui soutenaient les Tatars comme certains croisés, les Bātinīs [Shiites `Alawītes] et des Soufis déviants.
Lorsque les Tatars réalisèrent que leur situation dans l’Est de l’Empire Islamique devenait critique et que les Musulmans gagnaient en puissance, ils fuirent vers leurs terres, ce qui facilita à Qutuz la tāche pour libérer le Shām, chose qu’il fit en quelques semaines.
Qutuz remercia les Commandants Musulmans qui avaient aidé à cette victoire en rendant à certains Rois Ayyūbides leurs Etats et en nommant gouverneurs certains de ses commandants les plus braves.
Les raisons de la victoire sont nombreuses :
Si nous regardons de plus près ce qui a amené à cette éclatante victoire, nous voyons que ces raisons n’ont pas changées – et ne changeront pas – depuis la première révélation jusqu’au Jour du Jugement.
La première condition est d’avoir une croyance correcte et des savants légitimes et droits à qui se référer, qui ne craignent ni le dirigeant ni le gouverneur dans la défense de la Religion d’Allāh. Tel était le “Sultan des Savants”, al-`Izz Ibn `Abdus Salām, qu’Allāh lui fasse Miséricorde.
La seconde condition, c’est d’avoir un leader sincère qui lutte pour élever la Parole d’Allāh et pour défendre Sa Religion uniquement pour Sa Face. Tel était le “Roi Victorieux”, Qutuz, qu’Allāh lui fasse Miséricorde.
La troisième et plus importante condition, c’est l’unité des Musulmans sous l’unique et véridique bannière du Tawhīd, partageant le même objectif et la même responsabilité, faisant abstraction des différences mineures qui existent entre eux.
Les bénéfices de la bataille :
Le bénéfice direct de la bataille fut l’affranchissement des Musulmans du règne Tatar et de son credo corrompu, relevant l’esprit et l’estime des Musulmans et répandant le credo pur et correcte qui enseigne le Jihād et interdit paresse et reddition
Avant cette bataille, certains récits rapportent que les femmes Tatares pouvait passer près d’un groupe d’hommes Musulmans et leur ordonner de les attendre jusqu’à ce qu’elles trouvent un couteau pour les tuer et ils devaient suivre leurs ordres, attendant des heures, parfois des jours une personne qui viendrait les tuer! Cependant, après cette victoire, les Musulmans commencèrent à pourchasser les troupes Tatares défaites les tuant ou qu’ils les trouvaient.
Un autre bénéfice majeur fut l’établissement d’un Etat Islamique puissant après qu’il eut été sur le point de disparaître. Cet état demeura durant des siècles, défendant l’Islam et les Musulmans contre toutes les convoitises.
Cette bataille rappela aussi aux Musulmans une norme éternelle : aussi faibles et divisés soient les Musulmans, s’ils reviennent à la Voie pure et droite du Messager d’Allāh et de ses successeurs bien guidés, ils seront victorieux.
Cela montre aussi que, quelque soit le niveau de force et de supériorité que la bannière de l’incrédulité peut atteindre, elle finira par être défaite.
Enfin, c’est un avertissement à ces gouverneurs qui dirigent les Musulmans leur signifiant que leur destin ne sera pas différent de celui de leurs prédécesseurs lorsque leur règne et leur puissance s’éteindront.